Présentation


" La guerre c'est l'enfer Mr Thornhill, même quand elle est froide "

Alfred Hitchcock, La mort aux trousses (1959)


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Dédié aux représentations à l’écran des guerres d’hier d’aujourd’hui et de demain, War on Screen s’attache à en illustrer tous les aspects. En ce sens, le festival ne se limite pas à donner une approche armée ou militaire. Bien au contraire il en explore tous les ressorts et embrasse tout aussi bien ce qui engendre un conflit que ce qu’il génère pendant son déroulement et après. Plus encore, il rend compte de trajectoires humaines bouleversées par des luttes et combats parfois lointains.

Une grande partie de la programmation présente des films d’où sont absentes toutes batailles, pour se concentrer sur des aspects moins factuels, plus profondément psychologiques et humains.
Ces films sont particulièrement emblématiques de notre festival. Ils en sont même une forme de quintessence. Tout d’abord parce qu’ils abordent souvent les aspects les plus enfouis et non représentés d’un conflit et les plus difficiles à représenter, surtout par la fiction. Ensuite parce que les réalisateurs s’obligent, pour représenter le plus innommable, à inventer des formes artistiques nouvelles. Parti pris résolument radical sur le plan cinématographique qui plonge le spectateur au cœur de ce qui l’interpelle le plus : l’individu, sa sensibilité, ses forces, ses vulnérabilités, ses incertitudes.

S’il est un cinéaste qui a fait du conflit l’arche centrale de son œuvre, c’est sans nul doute l’immense et insondable Stanley Kubrick. La formidable épopée que représente ses 6 films mettant en scène la guerre traverse tous les genres cinématographiques et toutes les périodes de l’Histoire. Il faut toute la science de Michel Ciment pour éclairer ce parcours filmique d’exception.

Les rétrospectives et focus se déclinent cette année encore en une grande diversité.
• La Guerre d’Espagne, conflit majeur du XXème siècle dont les séquelles sont encore vivaces, préfiguration de thèmes actuels essentiels, notamment la question des réfugiés fuyant les combats et la répression.
• Un focus dessine le portrait de l’année 1975 qui voit l’issue des hostilités au Vietnam en même temps que l’embrasement du Liban.
• La Première Guerre Mondiale est vue sous le prisme de l’aviation dont l’essor coïncide avec le territoire marnais, siège du festival.
• Enfin un cycle atypique et décalé illustre les rapports étonnants entre Sport et Guerre.

Les séances spéciales donnent une large part aux conflits qui s’écrivent aujourd’hui sous nos yeux, tentant d’en donner des éclairages quasiment en temps réel et les mettant en perspectives avec d’autres conflits, passés.

Au sein de la compétition internationale se confronte une variété inédite d’époques, de continents, d’approches artistiques, preuve de l’attachement sans cesse renouvelé des réalisateurs de tous pays pour rendre compte de ce qui emporte tant de destinées qu’elles nous soient lointaines ou proches.
Roland Joffé, dont le parcours a si puissamment mis en image l’esprit du festival au travers de chefs d’œuvre comme La Déchirure, préside un jury rassemblant des regards complémentaires d’artistes et de reporters.


La compétition courts-métrages met en scène toute la créativité de ce format si libre. Le jury lycéen qui le départage aura le bonheur d’œuvrer avec un président, Etienne Labroue, dont l’intense imagination débridée a si souvent fait la force de Canal+.
Les séances d’ouverture et de clôture offrent deux grands films dans lesquels la Grande Histoire croise et bouleverse la vie d’individus ordinaires.

Réalisateurs, acteurs, reporters et tant d’autres artistes sont encore plus nombreux, pour partager avec le public leurs expériences et le moteur de leur vie.

Que soient remerciés tous ceux, si présents et impliqués, qui œuvrent à faire de War on Screen un temps d’exception dynamisant notre territoire.

Philippe BACHMAN
Délégué général du Festival

 



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